En me couchant hier, j'ai fermé mes paupières,
Le sommeil m'a saisi aussitôt dans ses bras
Mais un rêve précis projeta sa lumière
Dans mon âme et mon c½ur afin qu'ils n'oublient pas
Qu'il existe, ici-bas, sur cette pauvre terre
Des gens si malheureux qu'on tend à ignorer
Car ce qui fait surtout le prix de leur misère
C'est d'ignorer ce nom qu'on nomme : Liberté.
Liberté que ton nom est sublime,
Liberté tu devrais te donner,
Liberté, aux hommes qu'on opprime
Liberté, aux hommes enchaînés.
Liberté, parfois on le murmure,
Liberté, on lutte à corps perdu,
Liberté, on tente l'aventure,
Liberté, tant pis si c'est perdu.
Mon rêve disparu, mais l'image nouvelle
Fit bondir en mon c½ur un sursaut de gaieté
En voyant près de moi cette femme si belle,
Si grande et généreuse, à qui j'ai demandé
Pourquoi de sa vertu est-elle si farouche
Plutôt que se s'ouvrir, s'offrir, se donner ?
Car quand on la connaît nous vient l'eau à la bouche
Et chaque homme à le droit de goûter son baiser.
Liberté, que ton nom est sublime,
Liberté, tu devrais te donner,
Liberté, aux hommes qu'on opprime
Liberté, aux hommes enchaînés.
Liberté, parfois on le murmure,
Liberté, on lutte à corps perdu,
Liberté, on tente l'aventure,
Liberté, tant pis si c'est perdu,
Dans le jour qui naissait se terminait mon rêve
Mais je songeais, vraiment, qu'au réveil je pourrais
Garder en ma mémoire cette sorte de sève
Qui monte au c½ur des hommes plus vive que jamais.
Je me vis à prier la douce créature
Qui m'était apparue dans cet élan soudain
Afin qu'elle nous épargne et souffrance, et torture,
Qu'elle sauve à jamais les hommes de demain.
Liberté, que ton nom est sublime,
Liberté, tu devrais te donner,
Liberté, aux hommes qu'on opprime
Liberté, aux hommes enchaînés.
Liberté, parfois on le murmure,
Liberté, on lutte à corps perdu,
Liberté, on tente l'aventure,
Liberté, tant pis si c'est perdu,
© Jack Harris